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EPAULE


Dr Olivier Touchard 

Chirurgie de l’épaule et du membre supérieur

Arthroscopie, prothèse d’épaule, traumatologie du sport

 

Ancien interne et chef de clinique des hôpitaux de Nancy

Membre de la Société Française de l’Epaule et du Coude

Membre de la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique

Membre du Collège Français des Chirurgiens Orthopédistes et Traumatologues

Membre de la Société Française d’Arthroscopie

 

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L’arthrose de l’épaule et les prothèses


 

L’arthrose de l’épaule engendre un enraidissement douloureux de l’articulation. Son évolution est lente mais lorsque les douleurs ou l’impotence s’aggravent il n’y a pas d’autre solution que la mise en place d’une prothèse totale d’épaule.

Il existe deux types d’arthrose et donc deux types de prothèse.

L’arthrose centrée c’est-à-dire que les tendons autour de l’épaule sont sains et fonctionnels. Dans ce cas on met en place une prothèse anatomique.

 

L’arthrose excentrée c’est-à-dire que les tendons autour de l’épaule sont déchirés et irréparables. Dans ce cas on met en place une prothèse inversée.

Cette intervention nécessite une hospitalisation de 3 nuits et se fait sous anesthésie loco régionale et générale légère. On peut utiliser son épaule rapidement après l’intervention. La récupération fonctionnelle se fait grâce à un protocole d’auto rééducation sous la surveillance d’un kinésithérapeute.

 L’arthrose du coude et la prothèse


L’arthrose c’est une usure du cartilage articulaire dont l’origine est multifactorielle. L’évolution est lente mais se fait progressivement vers l’aggravation. On peut longtemps stabiliser les symptômes (la douleur) par des traitements oraux (antalgiques, anti inflammatoires) et par les infiltrations de corticoïde ou de visco supplémentation. Le traitement chirurgical est indiqué en cas d’échec des traitements cités précédemment.

 

L’arthrose du coude est rare. Elle peut être secondaire a une maladie articulaire (polyarthrite rhumatoïde, ostéo chondromatose), a une fracture ou une luxation, ou à des micro traumatismes répétés. Parfois l’arthrose est idiopathique (sans cause). Les symptômes associent douleurs et enraidissement articulaire progressif. L’arthrose au niveau du coude est longtemps bien tolérée. Lorsque les symptômes échappent aux traitements médicaux, on peut envisager la mise en place d’une prothèse articulaire.

 

La mise en place d’une prothèse de coude nécessite une hospitalisation de trois jours environ. La rééducation est débutée tout de suite après l’intervention pour entretenir la mobilité de l’articulation et les muscles péri articulaires.

L’arthrose et l’arthropathie acromio claviculaire


C’est une cause fréquente de douleur chronique de l’épaule qui est souvent oubliée. L’acromion et la clavicule s’articulent au niveau de l’articulation acromio claviculaire qui se situe au-dessus de l’épaule et qui est palpable sous la peau. Cette articulation est très sollicitée chez les sportifs est chez les travailleurs manuels. Il peut se développer une arthropathie ou une arthrose c’est à dire une usure du cartilage articulaire. On réserve le terme « arthropathie » pour les atteintes articulaire d’origine traumatique ou micro traumatique qui touche le sujet jeune.

On peut longtemps stabiliser les symptômes (la douleur) par des traitements oraux (antalgiques, anti inflammatoires) et par les infiltrations de corticoïde. Le traitement chirurgical est indiqué en cas d’échec des traitements cités précédemment et consiste en une arthroplastie de l’articulation qui se fait par arthroscopie et en ambulatoire.

L’arthroplastie, c’est la résection des surfaces articulaires avec une fraise motorisée pour supprimer les contacts douloureux tout en conservant l’enveloppe articulaire et les ligaments.

La rupture du biceps au coude


Le muscle biceps brachial est fléchisseur de l’avant-bras sur le bras et supinateur de l’avant-bras. Son insertion distale se situe sur la tubérosité bicipitale du radius. L’arrachement de cette insertion est une lésion tendineuse qui survient lors d’un effort de soulèvement ou de supination forcée.

Le diagnostic est avant tout clinique avec ascension du corps musculaire et palpation sous la peau du tendon rétracté. Il est parfois nécessaire de réaliser une échographie ou un IRM pour en avoir la certitude. Les radiographies sont normales.

Le traitement chirurgical consiste à réinsérer le tendon sur le radius. Il existe de nombreuses techniques qui dépendent des habitudes de votre chirurgien. En général le chirurgien utilise du matériel métallique (ancre, vis, bouton) pour fixer le tendon sur l’os. La rééducation est rapidement débutée après l’intervention sous couvert d’une orthèse articulé. L’extension complète du coude n’est autorisée qu’après 4 semaines. La reprise des sports ou des travaux de force est possible après 6 mois. Ce traitement est indiqué chez les patients jeunes et motivés. L’intervention chirurgicale doit se faire dans les 15 jours après la rupture. L’hospitalisation est ambulatoire.

La tendinite de l’épaule ou conflit sous acromial


C’est l’inflammation des tendons de l’épaule appelées tendons de la coiffe des rotateurs. C’est ce qu’on appelle un conflit sous acromial. L’épaule est bien mobile mais douloureuse et cette douleur est volontiers nocturne et insomniante. Le diagnostic est évoqué après un examen clinique et sera confirmé par des examens complémentaires qui vous seront prescrit (radiographies de l’épaule, échographie, IRM ou arthroscanner). Le traitement comporte une rééducation spécifique, du repos, et un traitement antalgique et/ou anti-inflammatoire prescrit par un médecin. On peut, si ce traitement de première intention ne suffit pas, vous proposer une infiltration (corticoïdes) de l’épaule.

En cas d’échec de ces thérapeutiques, on peut réaliser une acromioplastie sous arthroscopie. Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui nécessite une anesthésie loco régionale ou générale L’acromion est un os qui se situe au-dessus de l’épaule et des tendons de la coiffe. Il peut être plus ou moins crochu et donc favorisé l’inflammation tendineuse par frottement. Il peut parfois se développer un « bec osseux » agressif pout le tendon. L’acromioplastie c’est la résection partielle (avec une petite fraise motorisée) de la zone de l’acromion qui entretien l’inflammation tendineuse.

Cette intervention se fait en ambulatoire. L’immobilisation post opératoire n’excède pas quelques jours.

Les calcifications de l’épaule


Il s’agit d’un dépôt calcique localisé aux tendons de la coiffe des rotateurs responsable d’une tendinite. On l’appelle également « tendinite calcifiante ». La plupart du temps la calcification se situe dans le tendon du muscle supra-spinatus mais elle peut, plus rarement, se situer dans le tendon de l’infra-spinatus ou dans le tendon du sub-scapularis. L’origine de la calcification est inconnue. Cette calcification est à l’origine de douleurs chroniques de l’épaule. En générale, les mobilités de l’articulation de l’épaule ne sont pas diminuées. L’évolution d’une calcification est imprévisible.

Dans la plupart des cas elle va disparaître spontanément au cours d’une violente crise douloureuse. Cette crise correspond à l’évacuation du dépôt calcique dans l’épaule qui va progressivement la résorber.

Parfois, la calcification persiste et l’épaule reste douloureuse. Dans ce cas, on peut vous proposer l’exérèse de la calcification au cours d’une arthroscopie d’épaule.

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui nécessite une anesthésie locorégionale ou générale. L’hospitalisation est ambulatoire. L’immobilisation post opératoire est uniquement à visée antalgique et n’excède pas quelques jours.

Les disjonctions de l’articulation acromio claviculaire


C’est une lésion traumatique fréquente de l’épaule secondaire à un traumatisme directe sur le moignon de l’épaule (chute). Il existe un double système ligamentaire au niveau de cette articulation. Les ligaments acromio claviculaires entre acromion et clavicule et les ligaments coraco claviculaires entre la coracoïde et la clavicule.

 

C’est la gravité des lésions ligamentaires qui conditionne le traitement. C’est par l’examen clinique de votre épaule et à l’aide d’une radiographie (incidence acromio claviculaire unilatérale ou bilatérale comparative) que votre médecin ou votre chirurgien détermine la gravité des lésions ligamentaires.

 

Le traitement chirurgical nécessite une hospitalisation ambulatoire. L’objectif de l’intervention est de fixer la clavicule dans sa bonne position pour permettre la cicatrisation des ligaments rompus. L’immobilisation post opératoire est de 4 semaines avant de débuter la rééducation. La reprise des sports est possible après 3 mois.

 

Les fractures de l’épaule


C’est une affection fréquente. Les fractures de l’épaule concernent le plus souvent l’extrémité supérieure de l’humérus. C’est la conséquence d’une chute dans la grande majorité des cas. L’ostéoporose est le principal facteur fragilisant.

 

Il existe de nombreux types de fractures différentes qui font l’objet de classifications précises.

 

Le traitement est la plupart du temps non chirurgical c’est à dire orthopédique. L’épaule est immobilisée en moyenne 4 semaines et la rééducation permet de récupérer fonction et mobilité.

 

Dans certain cas précis, votre chirurgien vous proposera une intervention chirurgicale. C’est le cas des fractures déplacées. Dans ce cas il vous fera faire, en plus des radiographies, un scanner de votre épaule pour apprécier précisément les rapports des fragments osseux entre eux. L’anesthésie est générale ou locorégionale. L’hospitalisation est de 1 ou 2 nuits.

Les luxations récidivante de l’épaule


C’est le déboitement répétitif de l’articulation de l’épaule. On l’appelle aussi l’instabilité chronique. Dans la plupart des cas les déboitements de la tête de l’humérus se fait en avant de l’omoplate. C’est l’instabilité antérieure. Plus rarement les déboitements peuvent se faire vers l’arrière. C’est l’instabilité postérieure.

 

Ces déboitements sont la plupart du temps secondaires à un traumatisme. C’est le caractère récidivant qui peut engendrer un gène fonctionnelle professionnelle et/ou sportive.

 

Les interventions chirurgicales stabilisatrices sont aujourd’hui bien codifiées. On peut vous proposer, en fonction de votre cas et de vos activités, une réparation ligamentaire au cours d’une arthroscopie d’épaule ou une butée osseuse vissée.

 

Les ruptures de coiffe


 

C’est la conséquence d’une usure progressive des tendons de la coiffe des rotateurs liée au vieillissement de l’organisme. Plus rarement les tendons peuvent être déchirés à l’occasion d’un traumatisme ou d’une luxation de l’épaule. L’épaule reste mobile mais elle est douloureuse et surtout on observe une perte de la force musculaire dans certains gestes. Le tendon le plus fréquemment atteint est le supra spinatus mais tous les tendons de la coiffe des rotateurs peuvent être atteint. Le diagnostic est suspecté par l’examen clinique et sera confirmé par des examens complémentaires (radiographies, échographie, arthroscanner ou IRM).

Lorsque les traitements médicaux (kiné, infiltration, médicaments) ne sont pas efficaces on peut envisager un traitement chirurgical par arthroscopie.

Cette intervention se fait en ambulatoire sous anesthésie locorégionale ou générale. Elle permet de réparer les tendons déchirés en utilisant des petites vis fixées dans l’os de la tête humérale. L’immobilisation post opératoire est de 6 semaines et la rééducation passive est immédiate.

L’Arthroscopie d’épaule


 

Une arthroscopie d’épaule est une intervention chirurgicale qui nécessite une anesthésie générale ou loco régionale. L’hospitalisation est ambulatoire. L’arthroscopie consiste à introduire dans l’articulation une caméra de 5 mm de diamètre pour visualiser et traiter les lésions articulaires. Pour travailler dans votre articulation le chirurgien réalise d’autres orifices pour introduire des instruments (pince, fraise motorisée, bistouri …) dont le diamètre est inférieur à 5 mm.

 

Au cours d’une arthroscopie on peut traiter de nombreuses pathologies comme les ruptures de la coiffe des rotateurs, les tendinopathies calcifiantes ou non calcifiantes, l’arthrose acromio claviculaire, les lésions de la longue portion du biceps et les luxations récidivantes de l’épaule par suture ligamentaire.